abandon de poste cdi

Abandon de poste (CDI)

Temps de lecture : 2 minutes

L’abandon de poste en CDI n’est pas une pratique exceptionnelle. C’est un fait pour un salarié de quitter son travail sans autorisation de l’employeur ou de ne plus se présenter au poste de travail.

Face à cette situation, que peut ou doit faire l’employeur ?

La première chose à comprendre est que l’abandon de poste d’un salarié en CDI ne constitue pas systématiquement une démission.

Le salarié qui décide de faire un abandon de poste se pose la question « abandon de poste ou démission ». S’il démissionne, le salarié ne bénéficie pas d’une allocation de chômage. En revanche, l’abandon de poste lui permettrait d’être indemnisé par le Pôle Emploi.

Lire aussi notre article sur la démission

En général, le salarié qui fait volontairement un abandon de poste cherche à se faire licencier par son employeur. L’avantage pour le salarié est qu’il pourra obtenir une indemnité de chômage dans les conditions habituelles.

Avant de procéder au licenciement pour faute, il est conseillé de mettre en demeure le salarié de reprendre son poste de travail ou d’envoyer les justificatifs d’absence, dans un délai raisonnable. On pourrait penser que le salarié est peut-être malade, la maladie étant une raison valable d’absence.

Si l’employeur ne reçoit aucune réponse de la part du salarié, il peut commencer une procédure disciplinaire qui peut aller jusqu’au licenciement pour faute.

Lire aussi : les procédures de licenciement

Attention, l’abandon de poste en CDI ne constitue pas dans tous les cas une faute grave. Les juges considèrent que l’abandon de poste ou l’absence du salarié est une faute grave lorsque cela perturbe la marche ou le fonctionnement de l’entreprise. Il en est de même en cas d’insubordination de la part du salarié vis-à-vis de son employeur.

Nous rappelons qu’un salarié licencié pour faute grave ne bénéficie pas d’un préavis, ni d’une indemnité.

Voici quelques exemples des affaires déjà jugées dans lesquelles les juges ont considéré l’absence comme faute grave :

  • Absence de 2 jours d’un salarié pendant une période de forte activité, sans aucune justification
  • Absence de 3 jours d’un salarié, sans motif, à la veille de la fermeture annuelle d’entreprise, et sans avoir terminé un travail urgent.
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