A-t-on droit au chômage en cas d’abandon de poste ?

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De nombreux salariés ont décidé d’effectuer un abandon de poste pour une raison quelconque. Cet acte n’est pas sans conséquence, car il peut aller jusqu’au licenciement.

Qu’est-ce qu’un abandon de poste ?

Un abandon de poste est le fait pour un salarié de quitter son poste de travail sans autorisation de l’employeur ou de ne plus se présenter au travail.

Le salarié peut-il prétendre aux allocations-chômage après l’abandon de poste ?

C’est la question que le salarié se pose avant de décider de faire un abandon de poste. Le salarié peut prétendre aux allocations-chômage dans les situations suivantes :

  • Pour un CDI : le salarié titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée peut être licencié par son employeur à cause de son abandon de poste de travail. Car l’abandon de poste est considéré comme un manquement aux obligations découlant du contrat de travail. Il est donc qualifié de faute, fondement d’un licenciement disciplinaire. Le licenciement ne fait pas obstacle d’obtenir des allocations-chômage dans les conditions classiques d’attribution. 
  • Pour un CDD (rupture amiable) : si l’employeur et le salarié se mettent d’accord pour mettre au contrat de travail suite à l’abandon de poste (c’est ce que l’on appelle la rupture amiable), le salarié pourra prétendre dans les conditions classiques d’attribution des allocations-chômage. Ce conformément à la circulaire du 7 juillet 2011 de l’UNEDIC qui prévoit que « lorsque les parties modifient par avenant le terme du contrat de travail initialement prévu, la cessation du contrat s’analyse comme une privation involontaire d’emploi ».  Ainsi, la perte involontaire d’emploi ouvre droit au chômage.

Les conditions d’attribution des allocations-chômage

Pour pouvoir bénéficier d’une indemnisation de chômage, vous devez vous inscrire en ligne sur le site officiel du Pôle Emploi. 

Ensuit, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • avoir travaillé 88 jours ou 610 heures durant 28 derniers mois (salarié de moins de 53 ans) ou 36 derniers mois (salarié de 53 ans et plus)
  • être en recherche active d’un emploi
  • ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite 
  • être physiquement apte à travailler
  • avoir perdu involontairement l’emploi, ce qui correspond au cas de licenciement pour faute lourde.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre Pôle-Emploi pour obtenir des amples informations.

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